Handisport : cinquante jeunes s’essayent au basket en fauteuil (Ouest France)

« Mercredi 6 avril, en partenariat avec le Nozay omnisports et le Saint-Herblain basket-club, l’animation sportive départementale a sensibilisé une cinquantaine de jeunes à la pratique du handisport, à la salle de sports de la Chesnaie, à Nozay. Installés dans un fauteuil adapté, ils ont, entre autres, disputer un petit match de basket.

Trouver ses partenaires en fauteuil, ce n’est pas si facile !

Il y a bien longtemps que la salle de sports de la Chesnaie, à Nozay, n’avait connu pareille effervescence. Trois heures durant, en ce mercredi après-midi 6 avril, elle a résonné de cris juvéniles qui manifestaient l’enthousiasme de jeunes participants réunis autour de la vedette du jour, Loïc Neuenschwander, joueur du Saint-Herblain basket-club, une des rares équipes à évoluer au niveau national en handisport.

C’est dans une organisation parfaite que se sont déroulés les cinq ateliers encadrés par Thierry Nerrières et son équipe d’animateurs sportifs du Département, mais aussi par des éducateurs de la section basket du Nozay omnisports.

Tester leur dextérité

Une cinquantaine de jeunes se sont ainsi initiés à divers jeux de ballon dont l’objectif était de tester leur dextérité et surtout de leur faire appréhender les difficultés auxquelles est confronté un sportif handisport. Des difficultés qu’ils ont bien mesurées lorsqu’on leur a proposé de s’installer dans un fauteuil adapté pour disputer un petit match de basket.

Après deux heures d’exercices intensifs, Loïc s’est adressé aux jeunes sportifs pour évoquer son parcours et répondre à leurs nombreuses questions, toutes pertinentes. Paraplégique après un accident de scooter, Loïc a découvert plusieurs disciplines sportives au cours de sa longue rééducation.

« Je pratique la natation, le ski et le vélo couché, mais le basket a ma préférence. Je participe à trois entraînements hebdomadaires pour pouvoir jouer au sein de mon club qui évolue en national C, ce qui nous oblige, mes camarades et moi, à de longs déplacements dans la moitié ouest de la France, » explique-t-il. L’étonnement se lit sur le visage des jeunes quand Loïc leur dévoile qu’il a son permis de conduire, qu’il nage seulement à l’aide de ses bras ou qu’il lui a fallu plus de deux ans pour apprendre à manier correctement son fauteuil de sportif. »

Ouest France